Disparitions

Le monde de la gravure rhône-alpine est en deuil : coup sur coup, ce sont deux graveurs de talent qui viennent de disparaître : François Oberfalcer, qui a vécu longtemps à La Tour du Pin, et Christian Robilliard, lyonnais et croix-roussien de  presque toujours. 

François Oberfalcer était un artiste discret, né en Tchécoslovaquie en 1939, réfugié en France en 1968,  à Paris d’abord, puis à La Tour du Pin. Connu pour pour ses gravures, ses aquarelles et ses tapisseries, il était aussi estimé pour son engagement de professeur auprès de nombreux stagiaires. Récemment encore, en 2015, son travail était présent au Salon des réalités nouvelles. L’association lyonnaise des graveurs de l’Empreinte  l’avait invité à participer à une exposition à l’institut culturel de Prague en ce mois de mai 2017.

Oberfalcer, eau-forte, 2008.
Oberfalcer, eau-forte, 2008.

Christian Robilliard  était aussi un artiste discret, presque effacé, un marginal sans doute, un  solitaire heureux et désespéré, que la maladie avait partiellement contraint à l’inactivité. Un artiste, issu du surréalisme, proche ensuite de ce mouvement qu’on a appelé les « visionnaires », mais finalement profondément contemporain par sa façon originale de concevoir l’estampe, en en faisant un objet unique,  en utilisant le papier collé et parfois ce papier, non noble, des emballages ordinaires.

 Deux artistes très différents qui illustrent bien la variété et la vitalité de la production d’estampes en Rhône-Alpes, deux artistes dont il serait bon qu’on se souvienne. 

Christian Robilliard, Epifanny, eau-forte, 1975.

Écrire commentaire

Commentaires : 0