Au jour le jour...

15 février

Plusieurs expositions de gravure à voir cette semaine. On se réjouit de voir chez Descours une partie de la riche production de l'URDLA : Damien Deroubaix en bonne place, Rémi Jacquier, Philippe Cognée, Louise Hornung, Emmanuelle Castellan entre autres. La librairie, en face, présente des livres d'artistes sortis de l'atelier, et d'autres sur les artistes eux-mêmes.

A la galerie Paul Ripoche, un bel ensemble de lithographies, sérigraphies ou bois, d'un collectif nommé Printjam, qui rassemble cinq artistes de différentes nationalités (Allemagne, Pays Bas, France), et dont l'atelier se trouve à Leipzig : une bel ensemble qui fait plaisir à voir, aussi éloigné que possible de la morosité dans laquelle se complaît parfois l'art contemporain, un collectif qui ose le lyrisme absolu de la couleur et des formes, dans une exubérance dynamique tout à fait réjouissante. Chacun des artistes présente aussi  quelques estampes de sa production personnelle : parmi elles, particulièrement appréciées ont été les lithographies de Ronald de Bloeme, aux influences géométriques dominées.

Au Polaris de Corbas, l'espace d'exposition accueille pour un mois deux artistes fort différentes, l'une tout intérieure, Gladys Brégeon, dont nous rendons compte ici, l'autre expansive, Natasha Krendal. 

20 décembre

C'est un bonheur d'enfant que celui qui consiste à jouer avec l'écho... On retrouve ce plaisir-là en voyant la délicieuse (et trop courte) exposition de la galerie Céline Moine et de Laurent Giros Fine art au 1111 qui présentent quelques photographies de Ferrante Ferranti en résonance avec des estampes de Piranese.

Exposition conçue en écho avec l'exposition de photos L'esprit des ruines, au Lugdunum (Musée et Théâtres romains), elle-même conçue " en résonance avec l'exposition" Claude du Musée des Beaux Arts.  Où l'on goûte la beauté précise et inventive des bâtiments piranésiens et la sobriété pure et toute classique des photos de Ferranti. La poésie des ruines romaines, ruines des temps passés, parle aussi de nos ruines contemporaines. 

Du 20 au 28 décembre au 1111, 11 rue Chavanne, 69001, 1er étage.

6 décembre

Le bonheur du collectionneur ne réside pas seulement dans la possession des objets. La recherche et la connaissance que leur acquisition éventuelle ou réelle entraîne, comportent aussi leur lot de plaisir et parfois d'éblouissement. Car souvent, de fil en aiguille, la documentation ouvre de nouveaux espaces, oriente vers d'autres objets, d'autres artistes, d'autres époques, d'autres lieux. Parfois même elle oblige à éclaircir un goût, une préférence, et finalement à s'interroger sur soi-même.

Ainsi récemment, une estampe du maître de l'abstraction lyrique, Hans Hartung, dont l'oeuvre est ardemment soutenue par la Fondation qui porte son nom, nous a obligé à interroger notre préférence pour la gravure par rapport à la lithographie.

On en saura plus sur la page de notre blog Sur une estampe de Hans Hartung.

4 décembre

Publié une nouvelle page sur Fonville, artiste lyonnais (1832-1914) très oublié aujourd'hui. Son travail de graveur n'est pas exceptionnel : ses estampes s'inscrivent dans son temps, reprenant les codes en vigueur dans les années 1860-1880.

Néanmoins, alors qu'on fait encore grand cas d'Adolphe Appian - mais tout est relatif : on trouve aujourd'hui des estampes de bonne qualité à faible coût - celles de Fonville méritent d'être connues et conservées. Travail d'autant plus utile qu'on confond souvent ses oeuvres avec celles de son père.

17 novembre

Vernissage du Salon de Lyon et du Sud-Est.

Une belle affluence pour un salon de qualité et qui reste dans la tradition. Voir notre article.

 

Le Salon s'accompagne d'un hommage à Antoine Chartres, Hélène Mouriquand, Jean-Paul Pichon-Martin et François Montmaneix, et met à l'honneur le sculpteur Ivan Avoscan et ses élèves des Beaux-Arts de Lyon. 

14 novembre

Visite de l'exposition d'Isaure de Larminat et Isabelle de Becdelièvre, annoncée ci-contre.

 

Un bel ensemble d'oeuvres des deux artistes. L'une et l'autre  construisent des oeuvres séduisantes, solidement ancrées dans l'expérience intime.

Particulièrement touché par une gravure monotype d'Isaure de Larminat, intitulée Traces, équilibrée, réussie, aux teintes heureuses. 

 

11 novembre

Bientôt l’ouverture du Salon du Sud-Est annuel. J’aime me rappeler que ce salon se voulait à l’origine une machine de guerre contre les tenants de la tradition. Reste-t-il quelque chose de cette intention ? Et le faut-il ?

 

 

10 novembre

De ce beau graveur lyonnais nommé Jules Migonney, bien oublié aujourd'hui, mais dont des amateurs recherchent encore les rares épreuves, j'ai trouvé une nouvelle estampe intitulée Messaouda, qui rappelle que l’artiste a séjourné à la Villa Ad-el-Tif, ce lieu qui a permis à nombre de peintres français de découvrir l’Algérie et de faire découvrir l’art français jusqu’à sa fermeture en 1967 avec l’Indépendance. 

L’estampe, un peu anecdotique,  dans cet état publié en 1920, est probablement plus ancienne (1913 ?);  mais on pense au travail de Matisse des années 25-30. Voir la page de l'artiste ici-même.

Autre constat encore : une planche publiée dans Art et Décoration en 1920, une revue de design parisienne grand public dont le premier numéro a été publié en janvier 1897 et destinée  à montrer les dernières tendances dans les arts décoratifs et les styles Art Nouveau et Art déco. Quelle revue aujourd'hui pour oser la même chose ?  

 

 

5 septembre

On recherche des documents (éléments biographiques, estampes…) concernant René Bord, sur lequel une page est en préparation. 

Pensée

" Tout le malheur des hommes est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre".  Blaise PASCAL