Défendre l'estampe aujourd'hui

Pour la Fête de l’estampe, on comptait une dizaine de manifestations, d'événements à Lyon le week-end dernier. Expositions, visite d'ateliers, démonstrations de gravure, d'impression. Et tant d'autres ailleurs, dans les métropoles, à Saint-Etienne, Clermont, Grenoble, comme dans de petites villes... Tout cela dépendant de la seule bonne volonté d’artistes enthousiastes. 

 

Les visiteurs sont ravis. Ils découvrent des graveur(e)s passionné(e)s et leurs savoir-faire, y font des rencontres réjouissantes, s'y livrent à des conversations enrichissantes. On voit que de jeunes artistes s’intéressent à la gravure, apprennent à la pratiquer. L’estampe n’est pas un mode d’expression figé, elle utilise de nouvelles techniques, prend des formes étonnamment différentes. L’estampe, une pratique en mouvement. 

 

Mais il faut bien le dire, pour ce que j'ai vu, le public n'est pas vraiment au rendez-vous. Une dépense d'énergie importante pour les artistes graveurs le plus souvent à l'origine des manifestations. Tout ça pour ça, donc !

 

On remarquera qu'à ce moment de l'année les propositions culturelles et artistiques d'un autre type ne manquent pas, que la concurrence d'autres divertissements est rude. On incriminera la météo maussade. On se rassurera en disant que, par nature, l'estampe touche de rares amateurs. On donnera toutes les raisons qu'on voudra. Peut-être.

 

Même si la Fête de l'estampe est nationale, si l'on peut trouver des informations sur internet, il faut bien reconnaître pour commencer que la communication locale est quasiment inexistante. A Lyon, rien sur Le Petit Bulletin, par exemple. L’information se fait uniquement par le biais des contacts habituels. Et chacun agit dans son coin ou presque. Pour un résultat finalement confidentiel. Emiettement regrettable.

 

Peut-on faire mieux ? Que faire d'autre ? Comment réussir à faire connaître l'estampe ? Il serait utile de se poser les questions et de trouver des réponses, sans attendre le 26 mai 2020...

Une idée, à tout hasard ? Peut-être qu'un projet commun, en rassemblant les forces et les moyens...

Quoi qu’il en soit, il faudrait y réfléchir… 

 

P.B.

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