Journal des confins

Journal des confins · 10 mai 2020
C’est une photo prise il y a quelques jours, et sur cette question existentielle le journal des confins s’arrête. Non, cet épisode sidérant et inouï a beau avoir contraint au confinement de quatre milliards d’êtres humains, et conduire à former des rêves, je ne crois pas qu’il débouche sur un monde meilleur. Qu’on le compare simplement avec la seconde guerre mondiale et à ses … 60 millions de morts ! Dans un an, dans dix ans, il paraîtra pour ce qu’il est, un événement...
Journal des confins · 09 mai 2020
Il y a trois semaines, le 21 avril, je racontais l’histoire peu croyable de la première gravure de Camille Corot. Et j’invitais ceux de mes lecteurs qui sont graveurs à témoigner de leur expérience personnelle. A montrer et à raconter aussi, s’ils avaient quelque chose à en dire, leur première gravure. Cette première fois capitale, fondatrice en tout cas pour eux puisque restés graveurs. Répondre n’était pas toujours possible. Beaucoup, j’imagine, ne sont plus en possession...
Journal des confins · 08 mai 2020
On arrive à la fin du premier temps de cette étrange et inimaginable période. Demain, ce journal des confins mettra en ligne les souvenirs des quelques graveurs qui ont répondu à mon appel sur leur première gravure. Et dimanche, cela prendra fin. J’avais à parler encore de maître ES, le premier graveur à inscrire ses initiales sur une estampe, de l’écho de la gravure sur les écrivains, par exemple R. Bresdin vu par Huysmans, ou Callot vu par Baudelaire. De Voltaire qui utilise...
Journal des confins · 07 mai 2020
Non, la question n’est pas de savoir quel mot utiliser pour nommer les femmes qui gravent. Mais de parler des femmes elles-mêmes, de celles qui gravent. Depuis le début de ce journal, mon clavier hésite : doit-il en parler ? Il commence et s’arrête… Pour en dire quoi ? Constater la place des graveuses dans l’histoire de la gravure ? Première approche dans mes cartons d’estampes. Sans entrer dans le détail, peu de femmes, sauf pour la période contemporaine. Sur un plan plus...
Journal des confins · 06 mai 2020
Voilà un artiste important, et trop peu connu. Des expositions rétrospectives ont lieu régulièrement, en France, dernièrement en 2018 à Nantes et à Gravelines, et ailleurs dans le monde, car il est d’envergure internationale. Il existe une fondation qui porte son nom et sa mémoire à Sarrebruck, et dont on visite le site internet avec plaisir. A Lyon, on ne l’a jamais vu, je crois, au Musée de l’imprimerie. Et pourtant, il a tant circulé qu’il est forcément passé par Lyon,...
Journal des confins · 05 mai 2020
Avant guerre, Henri Béraud tient un magasin d’antiquités rue du Plat. Quelques peintres de ses amis se réunissent parfois chez lui ; on grogne, on rêve, on refait le monde. Ils évoquent souvent la fondation d'un nouveau salon. Car rien ne y semble avoir changé depuis trente ans. Tout y est ficelé d’avance, ronronnant. Il faut faire trembler tous ces messieurs trop bien installés, les gens du Griffon, les banquiers, les médecins, qui depuis toujours, achètent s’ils escomptent une...
Journal des confins · 04 mai 2020
Ce qui m’horripile le plus quand on évoque les collectionneurs d’art est l’idée qu’ils ont du flair. C’est bon pour les reconstructions a posteriori, ça ! En réalité, une collection, sauf si elle résulte de la volonté d’un amateur fortuné, investisseur dans l’âme, qui utilise pour cela des moyens considérables et les conseils de spécialistes, se constitue d’abord avec le hasard. Il faut du temps pour décider d’axes, de thématiques, pour choisir qui et quoi entre...
Journal des confins · 03 mai 2020
L’intérêt d’avoir toujours un appareil photographique sous la main ( y compris le téléphone portable) est la possibilité de capter toujours l’imprévu du coin de la rue. Et l’imprévu, c’est, plus rarement même que celui des gens, celui de la lumière.
Journal des confins · 02 mai 2020
Un post récent évoquait les oeuvres saisies par les Allemands entre 1940 et 1944, vouées pour beaucoup à la destruction quand elles relevaient à leurs yeux de « l’art dégénéré ». On peut évoquer d’autres spoliations moins bruyantes, mais tout aussi réelles. Par exemple celle des oeuvres de la galerie tenue par Kahnweiler (1884-1979) en 1914.
Journal des confins · 01 mai 2020
La province n’est pas le désert qu’on dit… Elle ne l’était pas non plus autrefois. Deux exemples en Ardèche… Une demeure familiale, située à Lapras, près de Lamastre, élevée sur les restes d’un château, mérite l’attention, celle de la famille Hérold depuis le milieu du XIXème siècle. Un de ses membres, André Ferdinand Hérold (1865-1940) est poète, symboliste, défenseur de Verlaine, ami de Henri de Régnier, de Mallarmé. Là sont invités pour les vacances, ou...

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