Charles Sénard, 1876-1934

Originaire de Caluire et Cuire, élève des Beaux-Arts de Lyon, Charles Sénard, après un tour de France au cours duquel il achève sa formation au contact d'autres peintres,  a été un peintre  reconnu localement dès 1905,  devenant même le peintre à la mode dans les années 1910. Il expose régulièrement dans les salons lyonnais. La critique est élogieuse : 

« Le mensonge, l'iniquité, la luxure, l'argent, seules idoles inébranlées parmi la ruine de croyances, fournissent tous les mythes nécessaires à l'expression de sa pensée » souligne, en 1912, l'écrivain et journaliste Henry Béraud.

 

D'inspiration symboliste, son oeuvre laisse place au moment de la Grande Guerre à une inspiration dramatique et pessimiste. Après la guerre, ayant renoncé, malgré les pressions de ses amis, à quitter Lyon pour Paris, il se livre surtout à la nature morte.

 

En 1925, Sénard est nommé président du salon du Sud-Est, fondé la même année par les peintres Ziniars, dissidents du Salon d'automne. Il en vient à exposer à Paris, sous l'impulsion de George Besson et Léon Werth.

En 1930, il devient membre de la commission consultative du musée des Beaux-Arts, puis conservateur en 1933, seize mois avant sa mort.

 

Son oeuvre gravé est resté confidentiel.  Il commence par des fantaisies orientalistes, avant de se tourner vers des représentations douloureuses, cruelles ou parfois morbides. Il est passé de l'eau-forte à la gravure sur bois.

 

 

Bibliog. : Exposition  L'oeuvre noir, MBA, juin 2010.