Pierre Gustave Girardon, 1821-1885

Girardon est né dans une famille aisée,  lyonnaise par son père et drômoise par sa mère. On le dit élève de Fonville et de Lortet.  

Il partage sa vie entre Lyon et Crest. Il expose à Lyon à partir de 1845 et à Paris à partir de 1855, à Marseille en 1861. En 1857, le musée de Lyon lui achète une huile intitulée Le château de Grignan. Son biographe et ami, Th. Giraud affirme que Girardon cesse de peindre et de graver à partir de 1870. 

Néanmoins, on voit de lui dans les salons lyonnais des vues de Provence, de Marseille et d'ailleurs jusqu'en 1880. Il semble que son succès ait été plus important dans le Midi qu'à Lyon ou Paris.

D'ailleurs, Th. Giraud écrit :" La Provence fut pour Girardon une patrie d'élection, l'alma mater. Au sortir des brumes de Lyon, il se retrempait en famille dans la vie large et saine du campagnard et de l'artiste. Des Alpes au Rhône, de l'Isère à la mer, pendant quarante ans, il a parcouru et fouillé, sac au dos et carnet à la main, cette splendide contrée encore si peu connue".

Philippe Burty, dans un compte rendu du Salon de Lyon paru dans la Gazette des Beaux Arts de 1865, loue ses aquarelles, mais juge ses peintures "un peu froides"; il ajoute que dans ses estampes "Girardon sait bien rendre l'aspect des lignes de ce beau pays de Provence. Mais au moins, par ce que nous avons vu de Marseille, des gorges d'Ollioules et de Toulon, la lumière joue dans le midi un rôle aussi important que la substance".

 

L'oeuvre gravé, rare, de Girardon reste à découvrir. On connaît de lui une lithographie qui représente le village de Chabrillan (1842) et qui fait partie du recueil du Dauphiné du baron Taylor. Il existe toute une série de petites eaux-fortes représentant des sites de la vallée du Rhône, probablement issues d'un recueil.

 

Bibliographie :

Paysagistes lyonnais, 1800-1900, Musée des Beaux Arts de Lyon, 1984. 

Gazette des Beaux-Arts, 1865.