Justin Gabriel (1838-1923)

Né à Brignoles, mort à Chassy dans l’Yonne, Justin Gabriel, fils d’un fonctionnaire (conseiller de préfecture du département des Bouches du Rhône) est un artiste paysagiste. Il a été l’élève du marseillais Loubon, et aurait étudié à Paris dans les ateliers de Ziem puis de Gleyre, où il se lie avec Monet, Pissarro, Renoir. Il a commencé à exposer régulièrement au Salon de Paris à partir de 1865. 

On trouve une mention d’un tableau « d’une très bonne facture » (« Un soir à la Madrague, en Camargue ») au salon de 1869 de Marseille (in la Tribune artistique et littéraire du Midi de juin 1869).  Dans le Correspondant du 10 juin 1921, le critique Henri Guerlin écrit : «  Si l’on accorde un mot d’éloge aux savoureuses pochades de Justin Gabriel, il n’est que juste de rapprocher son nom de celui du maître Ravier... ». Finalement peintre reconnu pour ses peintures et ses gravures de tendance impressionniste, il avait reçu une Mention honorable à l'Exposition Universelle en 1900.

 

 

Son œuvre gravé se compose d’une quarantaine de planches. Ses premières gravures ont été publiées dès 1864 dans les Eaux-fortes modernes de la Société des aquafortistes de Cadart. On trouve des vues de Provence (« En Provence », « La petite Venise», typique de sa fine technique de gravure atmosphérique,  de Normandie (« Un marché en Normandie »), de Venise (« Vue de Venise », « Pêcheur à Venise », « Crépuscule sur le rivage ») ou d’Amsterdam (« A Amsterdam »)

Pour J.Bailly-Hersberg, « ses premières gravures souvent de formats petits sont assez proches de la facture impressionniste par leurs papillotements et par la note vaporeuse qui s’en dégagent et ne sont pas sans rappeler le courant d’avant-garde de l’époque ».

 Au cours d’une carrière d’une belle longévité, Justin Gabriel a beaucoup voyagé en Suisse, en Italie et en Hollande, ainsi qu'en Normandie (une huile au musée de Fécamp), en Bretagne et dans d'autres parties de la France, comme en témoigne les motifs de ses oeuvres. 

 

 

 

Bibliographie :

Dictionnaire Bénezit.

J. Bailly-Hersberg, Dictionnaire de l’estampe en France, AMG.

J. Bailly-Herzberg, La société des aquafortistes, 2 vol, Paris, 1972.